14 août 2014

Le temps de travail de l'artiste ou le rien et l’inactivité de la vie quotidienne devient source d'inspiration.

L'artiste est par définition un créateur du beau, bien sure il reste tout à fait relatif selon la sensibilité de chacun. Lorsque l'on regarde les créations artistique qu'il produit, qui sont tantôt simpliste, tantôt travaillé, le spectateur lui ne peut se rendre compte du processus de création
Le temps de travail et non-travail de l'artiste tiens ici une place importante. Lors de cet phase de production d'objet plastique les concepts, les idées et la qualité technique ainsi que la recherche se mêlent au quotidien. C'est ce quotidien, et ces banalités qui permettent aussi à de nouvelles créations.


L’atelier de l’artiste


Dans l’atelier, l’artiste dispose de plusieurs moyens lui permettant de s’exprimer plastiquement. On parle le plus souvent de technique, du mimétisme et aussi des concepts.

La technique


La technique ou plutôt les techniques artistiques qui sont à la porté de l’artiste sont variés. L’énumération des techniques est plutôt longue : huile, acrylique,aquarelles, eau forte, pointe sèche, crayons de couleurs, pastel sec/tendre, sculpture, vidéo, photo, sonore, installation....
A travers ces divers moyens d’expressions, le créateur passe souvent par un même processus de création. L’artiste illustre son idée a travers des croquis et des esquisse. Puis après cet étape plus au moins longue il faut créer. Et là encore l’artiste peut réaliser selon des temps de travail tout à fait inégale, afin d’arriver au résultat qui lui est fixé. 
Il est important de notifier que lors de cet phase de production artistique, l’artiste peut être confronté à plusieurs problème devant lesquels il devra remettre en cause son travail et donc tout recommencer.
Le travail technique de l’artiste s’évalue aussi par sa méthode d’apprentissage et de maîtrise. Si l’on conçoit que l’art s’apprend souvent par la relation professeur-élève, il n’est pas générale. Si suivant la première possibilité d’apprentissage on considère que l’on apprend plus vite. Apprendre en autodidacte, c’est aussi faire l’apprentissage de ses erreurs et de ses propres expériences. Ceci est un avantage qui nous mène à une certaine recherche plastique. Ce néophyte n’a plus de contrainte. Il conçoit comme il l’entend au gré de ses envies. 

Le mimétisme


L’artiste fait souvent acte de mimèsis par le biais de ses créations. Même si au début des premières ères cela se devinait à travers les peintures rupestre, il s’est depuis largement amélioré. Au point de reproduire et surtout exagéré les traits de l’homme et la nature. Les spectateurs lambda ont tendance à évaluer la qualité d’un artiste par sa capacité à copier la réalité. Ceci se justifie par ce qu’il comprend de l’art. Un artiste sera de plus en plus considéré douée selon sa reproductibilité du réel. 

En contre-partie, l’artiste qui aura tendance à faire le «moins» d’effort selon les concepts de ready-made ou de croquis sera incompris et abandonner dans l’esprit des spectateurs. 
Le mimèsis est arrivé à son summum avec les technologies fournis dans notre siècle. L’artiste a à sa disposition la photographie numérique et internet lui permettant de copier/coller tout ce qu’il l’entoure tout en se l’appropriant. Ainsi avec ces moyens dit «facile», l’artiste créer plus vite, sans le moindre effort. Et c’est quand il devient facile que l’on peut voir émerger toute sorte de nouveau copieur dans le monde de l’art médiatisé qu’est internet : ce sont des amateurs. 
Le mimèsis s’est développer au fil des siècles pour ressembler de plus en plus à la réalité et elle a été ré-interpréter  pour être déformer. C’est de cette manière qu’on nous présente alors une réalité alternative. Les techniques artistiques ont évolué au point de se détacher sur ces derniers siècles  de la vérité/vrai qu’est le monde.
Par nature les créateurs sont voués à reproduire la réalité et ce qui à déjà été produit auparavant. Cela fait partie de la méthode d’apprentissage. Ils apprennent en recopiant réalité, tableaux, photos...Elles représentent autrement.  Il est évident que de nos jours, nous faisons un pas en arrière. Les artistes professionnels et amateurs se plaisent à copier les photos, certes avec un hyper réalisme impressionnant. Cet copie est pourtant dénué de sens. On le fait sans que cela n’apporte vraiment quelque chose. La copie c’est «facile». Bien qu’il y est un vrai travail de perfection, le niveau de création lui est nul. 
Les techniques que sont le pointillisme, le futurisme.... sont exemples du changement qui était nécessaire dans la vision du monde. Pourtant ces techniques ne sont pas dénué de mimétisme. Le mimétisme a ses limites.

Les concepts


Un artiste ne travail que sur l’esthétique visuel mais aussi sur les idées qu’il veut émaner de ses projets.
Les spectateurs ne se rendent pas toujours compte de cet aspect de l’oeuvre qui n’a pas qu’un rapport physique sur la conception du beau. Un concept est une idée en germe de manière permanente.
Ces idées se basent surtout sur l’incompréhension que génère l’art contemporain face au public dit « néophyte » dans les lieux qui les expose.
On ne comprend pas toujours comment naissent les concepts des artistes. Vu que parfois le résultat semble tellement «facile». On pense à certain courant artistique comme l’Arte Povera ou encore au Minimal Art,  des concepts dit simple, mais ces systèmes de pensée sont représentatifs de la société actuel. Bien sur tout ceci n’est vu que d’une point de vue purement subjectif de la part des artistes qui traite ces sujets.
Mais comment germent ces idées ? Dernièrement dans la ville de Metz nous avions eu droit à l’Exposition WC Nationale initié par Vadim Kornilofff, le but de cet exposition dans les toilettes des restaurants était d’exprimer une incompréhension des artistes non-reconnu et pourtant talentueux qui eux n’avaient pas leur place dans les musées institutionnel. Ces derniers ont tendance à choisir d’exposer toujours la même chose, c’est à dire des idées plutôt que des images. C’est donc ceci qui a créer un débat entre les artistes et les musées. Le problème ce sont les institutions qui choisissent les concepts et les artistes à exposer. Ce n’est pas résolu, mais ce sont tout les deux des idées intéressantes qui mènent à faire avancer la pensée du spectateur.
Et c’est cet pensée que l’artiste veut faire évoluer à travers ses diverses créations plastique. Elles ne sont pas toujours directement perceptible dans un premier temps, mais suivant comment sont utiliser les oeuvre, ou même le titre on peut comprendre. Puis c’est au spectateurs d’être curieux et de se renseigner sur le pourquoi de ce oeuvre ?

Après avoir effectuer toutes les étapes menant à la conception de son oeuvre l’artiste ne peux s’arrêter ici. L’artiste à ses débuts fait aussi toute la communication.





La visibilité de l’artiste


Le travail ne se limite pas seulement à sa production artistique mais aussi l’effort qu’il peut fournir afin de faire connaître ses créations. 

Internet


La toile de ce support médiatique et un réseau et des contacts potentiel pour l’artiste. S’il veut avoir une chance de se faire remarquer il faut s’exposer su cet interface qui ou la critique n’est pas facile. Il faut alors être présent sur les réseaux sociaux spécifique à l’art et ceux plus générale. Ici l’écriture à autant d’importance que la présentation de l’image. 
Le travail est une recherche constante d’information et de mise à jour afin de rester actuel dans ce monde ou out va toujours plus vite.

L’exposition


L’exposition est aussi un travail en soi pour l’artiste. Bien que cela relève plus de la communication elle est essentielle pour se faire connaître. Comment est-il possible de communiquer son art si l’on ne devient pas publique ? L’artiste doit se montrer et s’exposer via différents média. 
L’exposition permet de montrer et mettre en scène ses réalisations. L’artiste, au début de sa carrière doit souvent gérer lui même  le tout et  faire ses choix. 
Il faut aussi savoir faire partie d’un groupe, souvent à plusieurs on se fait mieux remarquer que tout seul. Il faut également savoir faire son contraire, travailler seule. 
Le travail d’artiste, consiste aussi à se faire des contacts sortir, et rencontré des personnes travaillant dans le milieux. On pourrait répondre à ça qu’il existe des artistes marginaux qui ne veulent pas se faire connaître. Ceux-là ne sont alors pas concerner par leur problème. Un artiste, bossant pour lui, n’est qu’un amateur ?! Un artiste cherche à se faire connaître. Même si ça rate il continue d’essayer. Bon, le problème c’est que parfois, cela arrive post-mortem. 
Alors pourquoi certains artistes ne sont-ils reconnu pour leur talents qu’après leur mort ? Faut avouer que ce sont souvent les personnes gérant ces institutions artistiques qui décide ce qui est beau, ce qui est une merveilleuse avance conceptuel. 
Donc nous pouvons également inclure dans le travail d’exposition tout les contacts professionnels qu’il est nécessaire de se faire pour se faire une petite place dans le monde de l’art.


L’inactivité au service de l’oeuvre


Nous en parlons jamais assez de ce temps ou l’artiste ne fait «rien». Ce temps ou l’artiste n’est pas dans son atelier à travailler son oeuvre ou ses moyens de communication. L’artiste est un tout, quand on regarde son oeuvre on regarde tout ce qui est arrivé pour devenir ceci. Et des fois c’est le quotidien qui nous rattrape pour donner l’idée supplémentaire pour notre projet artistique.

Social


Dans la vie de tout les jours des artistes, ils y en a certain qui pratiquent une activité annexe à leurs créations. Cela peut être un travail ou des études dans divers domaines qui ne sont pas toujours lié à l’art. C’est à travers la rencontre de ces nouvelles personnes qu’on peut d’abord se faire des contacts supplémentaires dans le domaine artistique. Les artistes agrandissent alors leur entourage de tout horizons. Rencontrer des personnes dans un domaine différent du tiens ou de ce qu’il a  grandit habituellement lui confère de nouveaux sujet de conversation. Comme tout le monde ne fait pas la même chose, les débats, les conceptions et les délires change. Puis on en parle pas sérieusement, mais l’idée qui est parole en l’air peut devenir par la suite une réalisation plastique d’avenir. 


Quotidien


On a souvent tendance à penser que les tâches quotidienne, ruine un peu la vie et la création de l’artiste. Il est probable que ceci peut avoir une influence positive ou négatives sur ses productions. C’est alors durant certaines tâches du quotidienne que l’artiste peut être également amené à avoir de nouvelles idées (au marché ou en faisant la vaisselle). L’imagination peut fonctionné sous forme de déclic, quand notre cerveau se repose lors des tâches répétitive.




Conclusion

Le temps de l’artiste, qu’est-il vraiment ? Est-ce le processus ou le temps du regard de l’autre. Comment se représente-t-il
réellement ? On ne peut vraiment le définir car le travail se divise et se volatilise avec le résultat de l’oeuvre d’art.
Le travail se perd alors également et il ne reste rien d’autre que l’objet en lui même et sa valeur purement subjective.

Notes : 
Référence à la peinture de la grotte d’Altamira (v. 15 000 av.J.-C.)
Référence aux études d’anatomie de Leonard de Vinci à la Renaissance
Ready-made avec Fontaine ou Roue de Bicyclette de Marcel Duchamps.


Texte écrit par Mélissia Piddiu



Pour aller plus loin :

Les tactiques de chronos, Etienne Klein


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